L’île du Pilier

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Ile du Pilier    47°02′ 28″ N,2° 21′ 28″ O

Inhabitée, cette île de caractère, rude, insolite mais attachante, de par sa position stratégique face à l’entrée de la Loire, a toutefois connu historiquement divers peuplements humains : religieux, corsaires, militaires, guetteurs sémaphoriques et gardiens de phare.

En plus de ses paysages et de son intérêt ornithologique et botanique,

elle conserve de cette présence humaine divers éléments majeurs :

phares, fortin/sémaphore et diverses constructions annexes.

Située à moins de 5 km de la pointe nord de l’île de Noirmoutier, l’île du Pilier s’étend sur 5 hectares. Île du Pilier se situe sur une position stratégique et a donc été base de piraterie et site de fortification militaire. Elle a été également lieu de retraite monastique.

Les premières traces d’occupation de l’île datent au Néolithique (de 5000 av. J.-C. à 2 500 av. J.-C), le rocher étant, alors, rattaché à l’île de Noirmoutier.

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Les moines cisterciens de l’abbaye de Buzay (située sur les bords de Loire entre Nantes et Saint-Nazaire) y construisent une abbaye vers 1172. Ils y vivent l’isolement, la simplicité et l’austérité tant souhaités. Mais au début du XIIIème siècleles moines quittent le rocher devenu trop exigeant. Ils construisent sur l’île de Noirmoutier une autre abbaye pour s’y installer définitivement.

Vers le XVIIème siècle, la France est en guerre et menacée par plusieurs nations. L’îlot du Pilier devient un poste avancé idéal pour protéger les navires nantais, armés pour le commerce avec les Antilles.

Édouard RICHER, écrivain noirmoutrin, publie en 1822 la deuxième édition de « aspect pittoresque de l’île de Noirmoutier », dans laquelle on peut lire : « En face de l’Herbaudière, se trouve le petit îlot du Pilier. Vu de loin, ses côtes élevées lui donnent une physionomie différente de la plupart des côtes basses de l’île ; cependant, ce séjour est désagréable : quand on en a fait le tour, on ne demande plus qu’à le quitter. Si c’était un lieu tout à fait désert, on pourrait peut-être se plaire à s’y voir circonscrit et y a méditer un instant ; au lieu de cela, c’est une forteresse toujours habitée, dès lors on ne le voit plus avec plaisir. L’homme et la nature y sont trop à l’étroit. C’est la nature resserrée et sans développements : c’est le séjour de l’homme privé des jouissances et des commodités qui y sont attachées ».

Pour mémoire en 1822, les phares ne sont pas encore construits, le fort militaire est en activité.

Société pour la Conservation de l'Île du Pilier